
Victor Kaeser
Bande dessinée
« Les Boucs Émissaires » Prix ESBDI Genève
Né en 2002 à Fribourg, Victor aime dessiner trois choses par dessus tout : les monstres,
les animaux et la forêt.
Créateur polyvalent et curieux, il aime tout particulièrement faire usage de l’encre de Chine pour créer des projets expressifs et
détaillés. En plus de ses travaux personnels, Victor illustre des articles pour des magazines jeunesse et pour la revue Pro Natura.
En dehors de l’Art, il occupe ses journées en faisant de la grimpe, des jeux de société et du camping dans les montagnes.
Il réside dans la campagne fribourgeoise, en compagnie de sa famille et ses deux chats, Merry & Pippin.
Sa bande dessinée s’appelle Les Boucs Émissaires, une oeuvre d’horreur folklorique très inspirée de la chasse aux sorcières et du folklore alpin.
Elle raconte l’histoire d’un bourreau taciturne, d’une fille sculptant des masques effrayants et d’une vieille femme qui parle aux corbeaux. Dans une ville frappée par un hiver sans fin, les habitants ont commencé à chercher un responsable à leurs malheurs. Par superstition, des malheureux sont accusés de sorcellerie les uns après les autres, jusqu’à ce qu’une vraie pratiquante des Arts Occultes se retrouve envoyée dans les cachots…

Olivia Marchetta
Techniques mixtes
«Au-delà» Prix Collège Claparède
« Mon désir est de mettre en place une situation où je vous emmène et vous montre la situation. Cela devient votre expérience. »- James Turrell
Je peins la relation entre le corps et l’âme comme un paysage sans fin, toujours en recommencement, en perpétuelle recherche de l’intériorité. En créant mon propre monde, j’ai donné vie à un univers qui transcende l’esprit : j’expérimente un retour aux sources, à l’Essence, à l’Enfance. C’est un monde de rêve avec des œuvres fantasmagoriques et organiques entre les strates et le flou, entre le visible et l’invisible. Ces phénomènes montrent la limite entre le monde réel et le subconscient qui vient alimenter la création.
Les œuvres de James Turell et de Mark Rothko ont apporté à mon projet une dimension spirituelle assumée et une approche sensible de la couleur.
Mon projet a évolué tout autant que ma perception. J’ai découvert un autre rapport à l’art : une sorte de Présence.
J’ai créé une série de grand format qui chacun crée un univers onirique. Mon but a donc été de transformer non seulement mon cheminement artistique, moi-même, mais aussi les observateurs à mieux se connaître et à dépasser les limites de notre existence, soit tout notre vécu. »

Sanjana Maharjan
Gouache
« Mon projet explore le cycle de la vie, inspiré du cycle Samsara présent dans le bouddhisme, religion à laquelle je crois. Le cycle Samsara signifie un cycle sans fin, où les êtres renaissent encore et encore jusqu’à atteindre un état de libération.
Je m’intéresse plus particulièrement au moment de transition entre la mort et la renaissance, où notre identité devient instable. Je questionne cette idée de perte d’identité où quand nous sommes en train de mourir notre ancienne identité disparait pour en reconstruire une nouvelle.
A travers ce projet, je souhaite partager aux autres le concept que notre identité n’est pas fixe mais en perpétuelle évolution.
Au début du semestre, je travaillais de manière abstraite afin de représenter les sensations liées à la peur de mourir, comme la confusion et l’angoisse. Je travaillais alors plus sur un moment de transition entre la vie et la mort. Puis, mon travail a évolué vers des formes plus figuratives avec l’apparition de visage déformé afin de représenter cette idée de perte d’identité.
Mon intention est de proposer une autre vision de la mort en la reliant à la question de l’identité en la montrant comme un passage ou une transformation de celle-ci. La mort peut-elle être perçue comme un changement d’état plutôt qu’une fin ? »
